
Saphir, émeraude ou verre coloré ? 5 astuces pour identifier une pierre précieuse
Quand on hérite d’un bijou ou qu’on tombe sous le charme d'une bague ancienne, une question revient souvent : la pierre est-elle précieuse ou non ? Est-ce un véritable saphir ? Une émeraude naturelle ? Ou simplement un cabochon en verre coloré ? Voici 5 astuces pour commencer à faire la différence entre une pierre précieuse et une imitation.
Observez les inclusions à la loupe
Les pierres précieuses naturelles présentent presque toujours de petites inclusions : eau sous forme de givres, lignes et cristaux internes. À l’inverse, le verre coloré est souvent parfaitement homogène. Une loupe x10 permet déjà de repérer certains indices.
Bague des années 1930, centrée d'un saphir de synthèse
Maison Mohs
Analyser l'éclat et les reflets
Le verre a souvent moins d'éclat qu’un véritable saphir ou une émeraude. Le saphir a des reflets légèrement bleutés, parfois vert et jaune et une lumière naturelle, alors que l’émeraude offre un éclat plus doux mais profond. Le verre, lui, paraît plus “plat” ou "terne".
Faites attention à la température
Le verre coloré ou les imitations en résine réagissent plus vite à la chaleur corporelle.
Examinez l’usure de la pierre
Les vraies pierres précieuses, comme le saphir (9/10 sur l’échelle de Mohs) ou l’émeraude (7,5 à 8), résistent bien aux rayures et égrisures. Une pierre très rayée indique souvent la présence d'une imitation en verre.
Fiez-vous aux poinçons et au contexte
Un bijou en or ancien, poinçonné, a plus de chances d’être orné d’une vraie pierre. Inversement, un métal fantaisie (plaqué or par exemple) avec une pierre "tape-à-l’œil" mérite plus de prudence. L’époque, la monture et le style sont aussi de bons indicateurs.
À savoir sur les imitations et les pierres de synthèse
Les imitations de pierres précieuses ne sont pas nouvelles : on en retrouve dès l’Antiquité. Le procédé Verneuil, qui permet de produire des saphirs et rubis de synthèse, a été commercialisé en 1902. D'autres méthodes de synthèse sont apparues tout au long du XXe siècle, et sont toujours utilisées aujourd’hui comme : procédé par dissolution anhydre et le procédé hydrothermal. À l’achat, leur procédé doit obligatoirement être mentionné.
Pendant la période Rétro (1945–1960), il était fréquent d’utiliser des pierres de synthèse dans les bijoux. Les conflits mondiaux ayant perturbé les circuits d’approvisionnement, les gemmes naturelles étaient difficiles à obtenir. Cette particularité historique explique la présence de nombreuses pierres de synthèse dans les bijoux de cette époque.
Broche clip de revers, saphirs de synthèse, période Rétro
en vente chez Maison Mohs
Et ensuite ?
Si vous souhaitez faire expertiser votre bijou ou obtenir un avis professionnel, vous pouvez utiliser notre formulaire dédié ici : Vendre ses bijoux. Seul un œil expert permet une identification fiable. Chez Maison Mohs, les pierres sont vérifiées par Angéline Chanson, gemmologue diplômée, et peuvent faire l’objet d’un certificat du Laboratoire Français de Gemmologie (LFG) à Paris si besoin.
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